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Budget 2019 - Sport - Pierre Durand

(voir la vidéo)

Monsieur le Président, Chers Collègues,

Bien qu’avec 0,80 %, la part consacrée au sport dans le budget 2019 de notre Région soit bien supérieure en pourcentage à l’effort consenti par l’Etat avec seulement 0,13%, nous ne pouvons pas être satisfaits par ce chapitre du budget car c’est moins que ce que nos 3 régions consacraient avant la fusion en 2015.

En effet, 27 133 470 millions d’euros étaient alors investis dans le sport contre 25 445 300 millions aujourd’hui.

Le perdant est une nouvelle fois le sport avec 1 688 170 € en moins en 4 ans, alors que dans le même temps les CREPS rentraient dans notre patrimoine en nous imposant de nouvelles dépenses en investissement et en fonctionnement.

Si l’on compare avec le budget de la Culture que vous avez bien voulu  «sanctuarisé », c’est 2,6 fois moins !

Le constat est que tous les domaines où notre compétence s’exerce ne portent pas équitablement un effort semblable dans la bonne utilisation de l’argent public, alors que les bienfaits du sport se révèlent chaque jour davantage.

A ce regret, notre groupe tient à vous faire partager une nouvelle fois 3 réflexions :

  • La première, concerne précisément nos 2 CREPS, lesquels ne peuvent qu’être heureux d’être passés sous la coupe des Régions car laissés pour beaucoup de leurs équipements dans un état avancé de vétusté, par l’Etat.

Ils sont en train de retrouver un standing digne de l’excellence qu’ils portent grâce à l’argent investi actuellement dans leur rénovation. Toutefois, attention à bien veiller à leur équilibre d’exploitation qui reste fragile. La tarification de leurs prestations aux différents publics qui les fréquentent, reste bien en dessous de leurs prix de revient. En cela, le service public est assuré mais une vision trop généreuse ne doit pas conduire dans l’avenir à une baisse de ces tarifs  telle qu’envisagée par le CREPS de Talence au risque de mettre à mal le modèle économique de ces établissements publics. Si un déficit venait à apparaître c’est notre Collectivité qui devra désormais l’assumer. Elus comme permanents, nous devons rester vigilants.

  • La deuxième réflexion porte sur la pertinence à continuer de subventionner les clubs élites de certains sports professionnels lesquels s’éloignent chaque jour davantage de l’idée du sport que notre Collectivité doit garantir. Un sport qui ne soit pas que spectacle, un sport qui ne soit pas que business mais un sport qui offre à tous un rêve, une chance d’épanouissement et un plaisir partagé entre sportifs et supporters. Un pas nécessaire a été fait dans l’harmonisation des aides depuis la fusion. Il est temps maintenant de rentrer dans des choix qui doivent redéployer des moyens pour les petits clubs amateurs, pour les sports en manque d’attractivité médiatique, pour les athlètes en difficulté et pour les bonnes causes à défendre.
  • Cela me conduit, à vous rappeler une 3ème réflexion sur laquelle nous vous avons déjà sensibilisé, celle du sport en entreprise. Notre règlement d’intervention sport ne représente en rien un obstacle pour encourager des actions au sein des petites et moyennes entreprises afin de faire rentrer la pratique d’activités physiques ou sportives, car c’est bon pour les employés et les employeurs. Tous la plébiscite selon une étude miroir salariés-dirigeants menée par Generali/Opinion Way, du 27 septembre dernier. Explorons sans plus tarder cette piste, pour engager cette nécessaire mutation vers une pratique régulière structurée sur le lieu du travail.

 Pour toutes les raisons que je viens d’exprimer notre groupe s’abstiendra sur le vote de ce chapitre sport du budget.

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