Communiqué de presse - Commission Permanente 28 mai 18

Communiqué de presse suite à la COMMISSION PERMANENTE du lundi 28 mai 2018

Lors de la Commission Permanente de la Région Nouvelle-Aquitaine ce lundi 28 mai à Poitiers, le groupe Les Républicains/CPNT a tout d’abord relevé deux délibérations qui ont des conséquences financières lourdes pour la Région :

  • Une perte nette d’1 M€: la Région propose d’annuler les remboursements de deux prêts d’un montant total d’1,6 M€, octroyés en 2011 par l’ex-Région Poitou-Charentes à la société Ecoéthanol/Valagro qui s’est illustrée dans le domaine des agrocarburants, sans produire de résultats. Ce lourd échec industriel aggrave encore l’ardoise laissée par Ségolène Royal dans sa gestion pitoyable.
  • Une hausse des charges salariales de la Région suite à la création de 31 emplois : l’Etat, qui devait assurer l’instruction et le paiement des aides européennes à l’agriculture (FEADER) et aux programmes de développement (LEADER), a brutalement laissé tomber sa responsabilité, laissant les porteurs de projets dans les plus grandes difficultés financières. La Région a donc décidé de gérer elle-même directement ces dossiers, sans aucune contrepartie financière de l’Etat. Nous demandons une réaction forte envers ce désengagement de l’Etat.

Puis, le groupe a voté CONTRE ou s’est abstenu sur les délibérations suivantes :

  • Vote CONTRE la subvention de 10 000 € allouée pour édifier une statue à l’effigie d’Henri Emmanuelli : un tel projet doit être financé par des fonds privés : où est donc l’intérêt général pour justifier le recours aux fonds publics ?
  • Vote CONTRE les 14 nouvelles créations d’emplois proposées.
  • Vote CONTRE le paiement de 10 M€ pour régler l’annuité 2018 des crédits-baux souscrits en 2010 par l’ex-Région Poitou-Charentes pour l’achat de rames TER: cette opération, menée dans l’objectif de se soustraire à l’encours de la dette déjà très élevée dans cette Région, a fait exploser sa capacité de désendettement de 4 ans à 20,4 ans en 2015 : l’ardoise s’alourdit pour le contribuable néo-aquitain au fur et à mesure des années.
  • ABSTENTION sur la contribution d’exploitation que la Région doit verser à la SNCF pour le service TER : compte-tenu des dysfonctionnements permanents sur la régularité, la ponctualité, la qualité du service, les objectifs non tenus, nous souhaitons que la future mise en concurrence des TER apporte enfin des résultats à la hauteur des attentes des usagers et des fonds publics dépensés. La SNCF n’est plus aujourd’hui en capacité de répondre à son exigence de service public.

Les élus du groupe LR/CPNT