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CREPS pour un plan pluriannuel de fonctionnement

Monsieur le Président,  chers collègues,

Page 116 du rapport sur les orientations budgétaires  2017, nous pouvons lire que le transfert des CREPS aux régions est «  une opportunité » qui « doit conduire la Région à faire de ces établissements des acteurs du développement du sport en engageant prioritairement un plan pluriannuel d’investissement ». Si c’est incontestablement une opportunité pour notre nouvelle Région, cela l’est surtout pour les deux CREPS, de Poitiers et de Talence, qui voient ainsi leur avenir avec davantage de sérénité.

N’oublions pas qu’en 2008, la volonté politique au niveau de l’Etat était de supprimer purement et simplement les Creps en France,  jugés trop coûteux. Heureusement, ce choix n’a pas été retenu et même si dans le cadre de la politique de réduction des dépenses publiques, la fameuse RGPP, 7 de ces établissements publics ont été supprimés sur 23 existants à l’époque, il en subsiste encore 17 avec la création du flambant Pays de Loire..

Dans l’intervalle, l’Etat a investi le minimum dans la rénovation et dans la construction de nouveaux équipements au sein des CREPS, sauf pour son fleuron l’INSEP.

Mais l’Etat a de la suite dans les idées et a trouvé le moyen de transférer le patrimoine de ses CREPS aux régions dans le cadre de la Loi NOTRe. Ce transfert s’accompagne de la prise en charge non seulement des dépenses du bâti mais aussi des dépenses de certains équipements, des charges de personnels (17 ETP sur Talence) et de fonctionnement. Heureusement l’Etat a prévu des compensations financières basées toutefois sur les exercices passés, mais dont on peut craindre qu’elles seront nécessairement insuffisantes.

La vigilance s’impose donc et s’il est prévu un plan pluriannuel d’investissement, nous ne saurions que trop conseiller qu’il y ait aussi un plan pluriannuel de fonctionnement.

En effet, il faut savoir qu’au cours de cet exercice, il y a eu au Creps de Talence un transfert des sommes qui auraient dû être investies en travaux, sur le financement de charges de fonctionnement. Le fond de roulement de ces CREPS ainsi que la trésorerie est à surveiller de près car les recettes n’évoluent pas à proportion des efforts que ces établissements exigent.

La région en confiant des missions à ces établissements va devoir aider à la mise en place d’un modèle économique durable.

Enfin, dernière réflexion sous forme d’inquiétudes, il ne faudrait pas que le portage financier de nos deux Creps viennent remettre en cause les financements mis en place jusqu’à ce jour par les 3 anciennes régions, même si un effort d’harmonisation est là aussi indispensable.

Après ce bref rappel, nous voterons Pour la Convention de délégation de maîtrise d’ouvrage.